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Rencontre avec Yanick

Rencontre avec Yanick

Lorsque l’on entre dans la boutique du Dactylographe VR. ce que l’on remarque tout de suite, ce sont les grandes imprimantes commerciales qui se trouvent dans l’entrée. La réparation et la vente de ce type de machines occupent la majorité du temps des employés de l'entreprise ; mais c’est derrière le comptoir que la magie opère…

 

C’est Serge, le père de Yanick, qui a démarré son entreprise en 1974. Initialement dans l’Ouest de la ville, il choisit de la déménager dans l’Est, nous explique Yanick : «On est ici depuis 1984, avant on était coin Jarry-Viau.» Serge a ensuite légué son savoir-faire à son fils qui tient maintenant la boutique : «C'est une entreprise familiale, ça fait 47 ans qu’on est en affaires!» nous annonce Yanick. Ici, les employés aussi sont fidèles au poste ; depuis près de 40 ans, et ça se voit à l’ambiance bon enfant qui règne entre eux.

 

Le propriétaire nous présente avec application quelques machines à écrire se trouvant derrière le comptoir : «Ça, c’est une 1970, ici une 1800 et là une 1900.», nous explique-t-il avec précision. Mais la question que l’on se pose c’est bien «qui utilise encore des dactylo aujourd’hui?» Selon lui, des gens de tous horizons : «Des gens de 10 ans à 80 ans ! Avec la pandémie, plusieurs jeunes voulaient savoir ce qu’est la machine à écrire, il y a un attrait spécial.» En plus de cela, Yanick ajoute que ses machines à écrire ont aussi été utilisées comme accessoires de décor dans le film de Maurice Richard, il y a quelques années. 

 

Il nous invite ensuite à descendre au sous-sol où l’on trouve des rangées entières pleines de vieilles machines dactylographes, d’imprimantes et de pièces à recycler. C’est un peu l’atelier, c’est ici que les employés réparent et nettoient les imprimantes et remettent à neuf les dactylo. Aujourd’hui, les machines dactylo ont presque disparu du paysage, Dactylographe VR. étant dans les dernières entreprises à en réparer - si ce n’est pas la dernière : «Il y a 10 ans on se disait qu'il nous restait 10 ans. Et finalement on se dit encore qu’il nous reste 10 ans!», en rit Yanick. En effet, il semble avoir un intérêt renouvelé pour cet objet centenaire. «En ce moment il y a une effervescence avec les dactylo, les jeunes veulent savoir c’est quoi. C’est la même affaire avec les VHS et les disques ça revient à la mode.»